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Union Compagnonnique de Dambach-La-Ville

© 2015 par Manon Badermann

Cayenne de Dambach-La-Ville

Les Compagnons

 

Construis ton avenir avec les compagnons du Tour de France des Devoirs Unis

 
Nos domaines d'activité
 
Le Bâtiment
Tailleur de pierre / Sculpteur sur pierre
Couvreur
 
Les Métiers
de Bouche
Cuisinier / Pâtissier / Boulanger
 
L'Artisanat
Facteur de guitare / Ébéniste
Sellier-Maroquinier / Cordonnier-Bottier
 
L'Art
Le Dessin

L'historique du compagnonnage

 

Les origines du compagnonnage remontent, dit-on, à la nuit des temps. Les constructions lointaines en effet, même des plus rudimentaires nécessitaient souvent plusieurs mains pour bâtir des ouvrages qui rapidement se groupèrent pour former les premières communautés humaines.

 

Mais c’est surtout à la naissance d’une nouvelle civilisation que les ouvriers éprouvèrent le besoin de se regrouper en corporations, guildes et compagnonnages.

 

En effet en se référant aux principaux écrits sur le sujet, l’origine du Compagnonnage se situerait à la construction du Temple de Salomon, œuvre éminemment symbolique. Cependant le symbole ayant sa correspondance dans la réalité, les Compagnons ne purent s’empêcher, au fil des siècles, de se mettre au service de celui qu’ils dénommèrent à juste titre le Grand Architecte de l’Univers.

 

Par filiation ils avaient acquis ainsi l’Art du Trait, établi sur des lois tout aussi universelles qui leur permirent en tous lieux et à toutes les époques, de construire des édifices somptueux à sa gloire et laisser ainsi en témoignage aux civilisations futures le point d’évolution où l’Humanité était alors arrivée.

 

D’ailleurs cet Art du Trait n’était pas seulement destiné à l’architecture, mais également pour tout ce qui était alors nécessaire à la société ainsi établie : draperie, cordonnerie, orfèvrerie, gastronomie, etc, etc… , bref tous les corps de métiers ; ils furent ainsi la Main de l’œuvre aujourd’hui abrégée en main d’œuvre.

 

Cependant à la fin d’une époque marquée par ces constructions, les Compagnons s’engagèrent sous serment à véhiculer secrètement leur savoir par leurs rites, tracés, reconnaissances, chants, formation, transmission et divers autres moyens à leur disposition, afin de pouvoir faire ressurgir ces connaissances et ainsi les mettre au profit d’une civilisation prochaine.

 

Aujourd’hui, dans ces périodes troubles où l’on ne peut distinguer la faible lueur d’une civilisation nouvelle, le Compagnonnage divisé en plusieurs sociétés n’a qu’un espoir, c’est de se remettre au travail. Pour cela ils n’attendent que l’Ordre du Grand Architecte de l’Univers.


 

L'Union Compagnonnique

 

est une des trois sociétés officielles du paysage compagnonnique français actuel ; elle a été créée en 1889 par des Compagnons de divers Métiers et appartenances désireux de mettre fin aux querelles intestines qui minaient le Compagnonnage d'alors. 

 

Son fonctionnement est hérité des pratiques séculaires de Voyagen de Transmission, de Perfectionnement moral et professionnel propres aux Sociétés Ouvrières issues de la période médiévale ; elle vise avant tout à accompagner l'Ouvrier qui transforme la Matière en le plaçant dans une perspective collective de Travail et de respect mutuel, vers une autonomie dans la pratique et l'Ethique de son Métier.

 

Le Tour de France, rendu possible par la présence de maisons compagnonniques dites "Cayennes" en France, Suisses et Belgique, héritières des sièges et auberges d'autrefois, dans lesquelles les itinérants trouvent à se logern s'étend sur plusieurs années (de quatre à dix environ, selon le niveau et la progression) et est sanctionné par deux étapes cruciales lors desquelles l'aOuvrier est amené à présenter des Travaux ; la première est dite d'"Admission" et fait du récipiendaire, si son Travail est jugé satisfaisant, un "Aspirant" ; la deuxième, dite de "Réception", sanctionne la fin du Tour de France et fait de l'Aspirant, toujours après étude de son Travail, un Compagnon ; Celui ci ne quitte toutefois pas la Société comme cela se pratiquait autrefois, mais au contraire continue à en être un membre actif (et bénévole comme tous les membres de la Société).

 

L'Union Compagnonnique est une association loi de 1901 et fonctionne en fédération, chaque Cayenne étant une association autonome, liée à une direction générale sise à Versailles.

Site internet de l'Union Compagnonnique 

 

Le compagnonnage

La Cayenne de Dambach la Ville

en Alsace a été fondée en 2009 et ses locaux inaugurés en 2014 après quelques années de travaux réalisés par ses membres et quelques amis proches et le soutien de la mairie qui a mis le bâtiment à disposition et financé l'achat des matériaux ; elle peut accueillir des jeunes du Tour de France, située au coeur du vignoble alsacien, entre Colmar au sud et Strasbourg au nord.

Elle compte en son sein des Jeunes Compagnons de métiers très divers, à l'image du vaste héritage qu'a reçu l'Union Compagnonnique à sa création, le lien entre ces Métiers étant qu'ils transforment tous le Matière : Couvreur, Tailleur de Pierre, Fcateur de Guitare, Ébéniste, Pâtissier Chocolatier, Cuisinier, Sellier Maroquinier, Sculpteur sur Pierre.

 

Textes rédigés par deux Compagnons travaillant la Pierre : Olivier Badermann, Strasbourgeois la Sagesse dit la Persévérance et Antoine Arnaud, Savoyard l'Enfant de la Lumière.